En Juillet dernier la première station multi-énergies en Meurthe et Moselle à Fléville-Devant-Nancy a ouvert ses portes grâce à un partenariat exceptionnel entre le groupe logistique luxembourgeois Transalliance et le géant du gaz industriel français Air Liquide.

Le gaz naturel pour poids lourd, un choix d'avenir

Cette grande première au niveau mondial a pour but d’alimenter la flotte du géant de la logistique en étant directement installé sur son site d’exploitation. Pour l’instant Air Liquide a développé une offre orienté vers le gaz naturel liquéfié et le gaz naturel comprimé. Ces deux combustibles ont attirés l’attention des constructeurs poids lourds les dernières années permettant de réduire de manière significative les émissions polluantes.

En plus des carburants pour la propulsion la station propose des bornes de recharge pour les véhicules frigorifiques avec une pompe d’azote liquide.
L’objectif du groupe français est d’accompagner la transition des poids lourds vers une généralisation des réservoirs à gaz sur les nouveaux modèles.

Le coeur de la stratégie d’Air Liquide est dorénavant de s’orienter vers la mobilité durable de demain.
Cette nouveauté marque le pas vers une nouvelles génération de stations-service réservées à la distribution de combustibles gazeux.
Air liquide voudrait se positionner comme initiateur de transition vers d’autres solutions encore plus avantageuses comme l'hydrogène.

Réduction significative de l'empreinte carbone

Cependant pour assurer la viabilité de cette source d’énergie, il est nécessaire que les transporteurs aient à disposition des modèles adaptés à cette nouveauté.

Les combustibles gazeux réduisent de manière significative la pollution atmosphérique et la pollution sonore.

Le groupe axe sa communication sur les bénéfices importants que les carburants gazeux peuvent apporter. Par exemple le gaz naturel d’origine biologique permet de réduire de 50% la pollution sonore de 50% et les particules fines de 85%. L’hydrogène quant à lui serait une solution totale à ces deux enjeux, réduisant l’empreinte carbone de 100%.

Pour impulser cette transition, le groupe doit surtout réaliser des investissements massifs pour des nouvelles infrastructures de distribution de GNL et GNC bio sourcé et non plus d’origine fossile.

Ces biogas sont généralement obtenus par un processus de méthanisation des déchets organiques.
Pour l’instant, la première station multi-service a été entièrement financée par Transalliance et Air Liquide.

Le prix de revient kilométrique devient avantageux et surtout bien inférieur au diesel.

Les équipes de Transalliance et Airliquide scellent un partenariat durable

Alexandre Michel, PDG de Transalliance, a expliqué « Transalliance s’engage plus que jamais pour une mobilité propre et efficiente. Notre nouvelle station incarne cet engagement, nourri d’une alliance inédite avec Air Liquide. L’association de leurs technologies à notre vision d’avenir ont permis la création de cet outil au service d’un transport routier de marchandises plus respectueux de l’environnement ».

Pierre-Etienne Franc, Vice-Président Marchés & Technologies avancés d’Air Liquide, commente « 25% des émissions de CO2 proviennent du transport. Cette solution multi-énergies permet à nos clients de réduire significativement leurs émissions de particules. Elle permettra aussi de fournir en biométhane, tant en GNC qu’en GNL. Avec cette offre multi-énergies, Air Liquide contribue à construire la chaîne complète d’une mobilité propre, de la voiture individuelle avec l’énergie hydrogène au transport routier avec le bio-GNC/GNL et l’azote, en passant par les flottes captives”.

Pour la première station, c’est le logisticien qui a réalisé tous les travaux de gros oeuvres et a investi dans des nouveaux véhicules utilisant au GNC et GNL, tous équipés d’une remorque frigorifique rechargeable à l’azote liquide. De son côté le groupe français pilote toute la partie opérationnelle.

"Nous n’avons pas réalisé d’étude de marché et n’escomptons pas de rentabilité particulière : nous sommes logisticiens et transporteurs, et non pas revendeurs de carburant. Nous restons dans la logique qui a conduit Transalliance à constituer la première flotte intégrant l’informatique embarquée dès les années 90 et nous inscrivons dans les principes de la COP 21", estime Alexandre Michel, PDG de l’entreprise (3 500 salariés, 560 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015).